Que veut dire Manga ?
Au pays du Soleil-Levant, le manga représente un patrimoine graphique et artistique considérable et jouit d’un statut exceptionnel, sans équivalent en Occident malgré la reconnaissance du genre depuis l’école franco-belge de la « ligne claire » jusqu’aux comics américains.
Après avoir longtemps souffert d’une mauvaise réputation en Europe – où on lui reprochait sa violence gratuite et son romantisme à l’eau de rose, la laideur de ses dessins et l’inconsistance de ses scénarios –, le manga est aujourd’hui reconnu comme un art à part entière. Il révèle une inventivité et une diversité telles qu’il est parvenu à franchir les barrières culturelles occidentales, devenant un authentique phénomène.
Les Japonais, qui grâce à l’écriture entretiennent depuis l’enfance un rapport privilégié avec le dessin, sont les héritiers d’une tradition picturale élaborée, que révèlent les premières œuvres graphiques datées du viiie s. Dès cette époque et jusqu’au xive s., les artistes ont développé une technique de dessin nommée e-makimono : ces images peintes sur des rouleaux de papier longs de plusieurs mètres, agencées en séquences, racontaient des légendes, des anecdotes de guerre, des scènes de la vie quotidienne.
Les origines du manga pourraient ainsi remonter aux Chôjû-giga (littéralement « caricature de la faune »), quatre célèbres rouleaux d’e-makimono du xiie s. Attribuées au moine bouddhiste Toba Sojô (1053-1140), ces peintures satiriques représentaient des animaux (lapins, grenouilles, singes, chevaux, etc.) dans des postures humaines, dans une suite de saynètes humoristiques. On y retrouve l’économie du trait qui caractérisera les œuvres d'art graphiques japonaises jusqu’aux mangas.
C’est en 1814 que le peintre Hokusai Katsushika, grand maître de l’estampe japonaise, invente un mot pour désigner ses carnets de croquis, caricatures et études diverses qu’il réunira dans une encyclopédie en 13 volumes (1814-1848 et 2 volumes posthumes) : la Manga, néologisme issu de deux idéogrammes chinois, man et ga, qui signifie « dessins foisonnants», et qu'on traduit aussi par « images dérisoires » ou « dessins grotesques ». Ces dessins représentaient en effet des personnages aux expressions grimaçantes et aux physionomies comiques, caractéristiques que l’on retrouvera dans le manga des temps modernes.
La plupart des personnages sont représentés avec des yeux démesurés, qui ne semblent pas correspondre au type asiatique standard. C’est Tezuka Osamu qui, le premier, sous l’influence de Walt Disney, a dessiné ses personnages avec de grands yeux « à la Bambi », afin de mieux décrire leurs émotions et leurs sentiments. Cette tradition, maintenue par la suite, est devenue une spécificité du style manga et présente des caractéristiques propres à chaque personnage : yeux ronds et grands ouverts pour les jeunes enfants, grands yeux aux longs cils scintillant d’étoiles pour les filles, yeux allongés au trait simple pour les garçons. Les « méchants » sont souvent représentés avec des petits yeux et des sourcils épais.

C’est un personnage dessiné de face et en pied, sur toute la hauteur de la planche, l’arrière-plan étant comblé par des cases où se déroule l’action. La présence du personnage-mannequin affirme l’importance du héros dans le récit et permet de souligner sa valeur psychologique. Il offre aussi la possibilité d’apprécier le détail des costumes, parfois très élaborés.

Shugo Chara ♥
Amu Hinamori est une écolière très caractérielle qui refoule sa vraie personnalité. Récemment transférée à l'académie Seiyo, son détachement apparent, dû à sa timidité, lui confère auprès de ses camarades une image de rebelle "cool et piquante".
Le soir même chez elle, une célèbre voyante semble s'adresser à elle et lui parle d'ange gardien via une émission de télévision… Intriguée, mais jugeant que les prédictions ne sont qu'une arnaque à harponner les imbéciles, elle décide de l'ignorer. Seule dans sa chambre, elle essaye tout de même de demander à son ange gardien, s'il existe, du courage pour faire naître sa véritable personnalité. Le lendemain, surgissent de nulle part trois œufs dans son lit : un rose, un bleu et un vert. Amu, intriguée, décide de les emmener avec elle. Arrivée à son école, les "gardiens", un groupe d'élèves très populaire, qui ont pour rôle de protéger et de tout savoir sur les élèves, la remarque. Ils lui apprendront que ces œufs sont ceux des gardiens de sa personnalité : des shugo chara (shugo voulant dire gardien et chara venant de l'anglais character, personnage) et qu'ils représentent chacun ce qu'elle veut être.
La nouvelle année arrivée, Amu se fait propulser au rang de joker chez les gardiens car elle possède trois Shugo Chara : Ran, Miki et Su, ce qui la rend spéciale vu que, généralement, un enfant a un shugo chara ou deux. Elle décide alors d'aider les gardiens à trouver "l'embryon", un œuf magique qui permet de réaliser tous les souhaits, avant qu'une mystérieuse organisation, Easter, ne mette la main dessus.
Ceci fait, Kukai, valet des gardiens, se voit obligé d'apprendre à Amu sa mission de joker. C'est alors qu'elle reçoit un mystérieux cadenas - "le cadenas du coeur" - venant du premier roi des gardiens. Ce dernier avait demandé de remettre ce cadenas au prochain joker qui arrivera avec trois Shugo Chara.
Amu, obligée de le prendre, va apprendre à quoi sert ce cadenas mais également, qu'il est assorti avec une clé, celle d'Ikuto Tsukiyomi le "chat-voleur" qui voulait lui prendre ses œufs et qui travaille pour Easter…


voila ! j'espère que ça vous plaira .